Parlez pas de relation entre nous, plutôt de concept.
Une autre soirée, d'une autre jeunesse déchue. D'autre hommes et femmes, d'autres corps inconnus qu'la nuit criblera sans bruit. D'autres images flous. D'autres sursauts et beaucoup d'autres chutes, ces impacts qui surgissent du silence. L'hécatombe se poursuit absurde. Invariable.Des mensonges, des pleurs et des morts. Les images acharnées courent, à montrer toujours la même chose. Les scènes défilent dans la froideur de l'uniformité. Il se passe toujours la même chose, il ne passe rien. Les inconnus sont touchés, ils crèvent. Un jeu de quilles à corps vifs sur fond de minimal arrosé de néons trop faibles. Sous la tension extrême, les visages disparaissent. La lueur plus ou moins vive qui s'lisait dans les yeux de tout ces hommes et femmes pâli, baisse. Elle c'est fait nettoyée par l'embrasement de la mise à mort des sentiments. Elle ne reviendra plus, pas même une fois qu'on aura déposé les armes. Cette maladie chronique de mise à mort de tous s'qui touche le coeur, cette éternelle riposte dont on ignore même d'où est parti le premier coup, semble s'être affranchie de sa propre conception, elle ravage et écume, balaye et foudroie dans le plus total aveuglement et sa violence parfaitement pure s'exerce dans la complicité.
C'était sa le concept